AIKIDO ET TRADITIONS ROUSIES
Dojo
160 rue de Maubeuge
59131 Rousies
Cours tous les mardis 18h30 -20h30
les jeudis 18h30 -20h30
les dimanches 09h30 -11h30
Pour comprendre l’avenir il est parfois judicieux de se plonger dans le passer et voir le travail titanesque d’hommes pour certains aujourd’hui disparu qui a permis de développer l’Aïkido et nous donne aujourd’hui la possibilité de pratiquer avec une si grande facilité.
Pour comprendre l’Aïkido en France et son développement il faut avant tout se replonger dans le passé et du respect entre Morihei UESHIBA et Jigoro KANO père du Judo moderne. A l’époque des débuts du développement de l’Aïkido au Japon, Maître KANO avant envoyé nombre de ses élèves les plus brillants de l’époque étudier auprès du Maître UESHIBA. Certains restèrent définitivement attachésà ce nouveau Budo.
En décembre 1951, Risei Kano fils de Jigoro KANO effectue un voyage en France à l’occasion du premier championnat d’Europe de Judo qui se déroule PARIS. Minoru MOCHIZUKI élève de Maître KANO et UESHIBA venu avec Risei KANO du JAPON réalise la première démonstration d’Aïkido dans l’hexagone lors de prestigieux événement. En 1952, envoyé officiellement par l’Aïkikai de Tokyo Tadashi ABE a pour mission de développer l’Aïkido en France ce qui sera pas une mince affaire ce dernier ne parlant ni la langue et ne connaissant pas le pays…
Cependant il développa peu à peu la discipline en effectuant des démonstrations dans les Dojo de Judo (la encore l’Aïkido sera mis à l’honneur avec l’aide du Judo). En 1960, il repart pour le JAPON après avoir accompli sa tache en ayant converti quelques milliers de personnes (notamment André NOQUET) à la pratique de l’Aïkido et formé les premières ceintures noires françaises. A son départ il laisse la lourde tache de son enseignement à André NOQUET qui n’aura de cesse de faire connaitre et promouvoir l’Aïkido en Europe avec l’aide progressive d’autres experts venus du JAPON.
A la même époque, Hiroo MOCHIZUKI fils de Minoru MOCHIZUKI avait été envoyé par son père afin de faire connaitre l’Aïkido Yoshikan élaboré par son père et aider Jim ALCHEIK ; peu après il crée sa propre fédération la F.F.A.T.K avant de repartir au JAPON en laissant le soin à Jim ALCHEIK de la développer...
En 1961 Masamichi NORO arrive du JAPON et est accueilli par Maître NOQUET afin de l’aider dans sa quête de promotion de l’Aïkido de l’Aïkikai. Il l’aidera dans cet objectif avec ferveur jusqu’à un grave accident qui le conduira à orienter sa pratique vers un Budo sensiblement différent de l’Aïkido et qui deviendra en 1970 le Kinomichi.
A la même époque Maître Masahilo NAKAZONO est lui aussi envoyé par Aïkikai. Il enseignera l’Aïkido mais aussi la médecine traditionnelle orientale, les massages et la diététique ; ceci l’amènera à délaisser peu à peu la promotion de l’Aïkido pour se consacrer au Kototama
En 1963, à la mort de Jim ALCHEIK son élève Alain FLOQUET demande à maître Minoru MOCHIZUKI son aide afin de pérenniser la F.F.A.T.K. Ce dernier ne pouvant pas revenir en France, envoie à nouveau son fils Hiroo pour l’aider dans cette tache. Ils assureront la promotion de ce qui deviendra peu à peu l’Aïkido Yoshinkan. En 1981, Maître FLOQUET alors 8ème Dan désignera son Budo Aïkibudo à la demande
En 1964, alors que se dessinent peu à peu différents courants d’Aïkido en fonction des Maîtres enseignants en France, les groupes de Maître NOQUET et de Maître MOCHIZUKI rejoignent la F.F.J.D.A (Fédération Française de Judo). Seul le groupe de Masahilo NAKAZONO (A.C.F.A) reste à l’extérieur de la F.F.J.D.A.
Le 13 novembre 1964 sera un jour décisif pour l’Aïkido Français avec l’arrivée à Marseille de Nobuyoshi TAMURA. Très vite la qualité de son enseignement fait de lui un personnage incontournable et il s’impose comme technicien et remplacera Masahilo NAKAZONO comme directeur technique de l’A.C.F.A. Peu à peu l’Aïkido Français prend son envol avec presque 10 000 pratiquants et le 24 juin 1971 les différents courants de pratiques à savoir le groupe NOQUET (C.A.T), le groupe MOCHIZUKI (F.F.A.T.K) et le groupe TAMURA (AC.F.A) fusionnent au sein de l’U.N.A (Union Nationale d’Aïkido) rattaché au sein de la F.F.J.D.A. Cette nouvelle alliance à pour but de mettre au point un programme comment de formation des professeurs d’Aïkido ce qui sera difficile/impossible ?!.... Juillet 1976, c’est le retour du JAPON Christian TISSIER. Agé de 25 ans à l’époque il se fait rapidement remarqué comme un grand technicien patient avec ses élèves et très pédagogue dirigeant de nombreux stages tout en ouvrant son dojo en région parisienne à Vincennes. Tout au long de sa brillante carrière il sera à l’origine de la formation et du perfectionnement d’un grand nombre de techniciens de renom de la fédération.
En 1979 le ministère de la jeunesse et des sports envisage pour la première fois la création d’une fédération indépendante d’Aïkido en France qui ne serait plus sous la tutelle de la F.F.J.D.A ermettant ainsi d’harmoniser et de créer une unité au sein de la « famille Aïkido » en France… parallèlement à ces événements le nombre de pratiquants en France ne cesse de croitre avec plus de 16 000 licenciés en 1980.
Le 25 avril 1982 c’est le clash au sein de la F.F.J.D.A, une partie des aïkidokas décident de se séparer de la fédération, ce groupe regroupant la moitié des pratiquants de l’époque est accompagné de maître TAMURA. Le 8 mai 1982 né la F.F.L.A.B pour Fédération Française Libre d’Aïkido et de Budo future F.F.A.B.
Après de nombreuses tractations, les aïkidokas encore présent dans au sein de la F.F.J.D.A prennent en accord avec cette dernière. Le 17 juin 1983 voit naitre la F.F.A.A.A (Fédération Française d’Aïkido Aïkibudo et Affinitaire) ;
A partir de cet instant, l’Aïkido devient indépendant de la fédération de Judo avec pour les deux fédérations confondues environ 30 000 pratiquants.
Le temps aidant, de réunions en discussions entre les fédérations et le ministère jeunesse et sport l’Aïkido progresse dans le coeur des français avec de plus en plus de pratiquants.
Cependant, le ministère ne voulant qu’une seule fédération afin de régir la discipline F.F.A.B et F.F.A.A.A sont sommées de créer une union. Le 6 avril 1995 voit la naissance sur le papier de l’U.F.A (Union des Fédérations d’Aïkido).
Malheureusement le mariage de raison tournera court et au moment où je rédige ces lignes les deux fédérations sont à nouveau pleinement actives et l’U.F.A a plus ou moins selon les versions bénéficié d’un enterrement de première classe.
Au final, ce qu’il faut retenir de ces lignes est simple. Nous pratiquons avec plaisir aujourd’hui grâce à la ferveur et la passions de nos pères qu’ils soient de l’une ou l’autre fédération à l’origine. En stage il n’est pas écrit que Uke vienne de tel horizon ou tel autre… seul le plaisir de travailler ensemble reste important.